LA BATAILLE DE LA LIGNE METAXAS

SECONDE GUERRE MONDIALE

OPÉRATION "MARITA"

LA BATAILLE DE LA "LIGNE METAXAS"

(06-09.04.1941)

 

Extrait du Doc PE 442.239, B-7/REV FR-11-2011

 

 

 

     La bataille de Grèce (aussi appelée «opération Marita», (en allemand: «Unternehmen Marita»), est une bataille de la Seconde Guerre mondiale qui s'est déroulée sur le territoire grec au printemps 1941. Elle a opposé les forces de l'Axe (Allemagne, Italie, Bulgarie) aux Alliés (Grèce, Grande Bretagne et Commonwealth). Avec la bataille de Crète («opération Mercure») et autres actions navales, la bataille de Grèce fait partie du théâtre égéen de la campagne allemande des Balkans.

     La bataille de Grèce est la suite de la guerre italo-grecque qui débute le 28 octobre 1940, lorsque l'ambassadeur d'Italie en Grèce, Emanuele Grazzi, présente un ultimatum au premier ministre grec, Ioannis Metaxás. Mussolini exige le libre passage de ses troupes afin d'occuper des sites stratégiques non définis sur le territoire grec. Metaxás rejette l'ultimatum, l'Italie envahit la Grèce depuis l'Albanie (qu'elle occupe déjà depuis avril 1939), avant même l’expiration de l'ultimatum. Sûr de réussir son coup, Mussolini se lance dans cette aventure sans prévenir son ami et allié, Adolf Hitler, qui devient furieux lorsqu’il apprend la nouvelle.

     La décision d'attaquer la Grèce a été prise au niveau politique par Mussolini, dans un but d'équilibrer le poids de plus en plus croissant de l'Allemagne nazie dans le Pacte d'acier et de restaurer le prestige du régime fasciste qui était à la chute libre après la contribution décevante de l'armée italienne lors de la défaite de la France. Pour ce faire, le commandement militaire italien se proposait de conquérir une base navale importante comme la Grèce et ses îles, ce qui contribuerait grandement à renforcer la présence italienne dans la mer Égée, ainsi que dans la Méditerranée orientale. Aussi la construction d'aéroports et la possession du port de Thessalonique en Grèce du Nord  augmenteraient considérablement la puissance offensive de l'Italie contre la présence des alliés en Egypte. Le 15 octobre 1940, une réunion secrète s'est tenue au Palazzo Venezia à Rome, à laquelle Mussolini, Ciano, Badoglio, Soddu, Iacomoni, Roatta et Visconti Prasca ont participé, et qui a fixé la date de l'offensive italienne pour le 28 octobre 1940.

     Les Italiens traversent la rivière Kalamás et se dirigent vers Ioánnina (ville principale de la région grecque d'Epire du sud), mais sont très vite stoppées, puis repoussés avant d'être taillés en pièces et poursuivis par l'armée grecque, d'abord en Grèce même, puis sur le territoire albanais. Après 3 semaines de contre-offensive des forces grecques, le territoire national est libéré et la retraite italienne se généralise en territoire albanais et ce, en dépit des renforts reçus qui ont porté le nombre total des troupes italiennes à plus de 160.000 hommes. Suite à ce débacle, le général Visconti Prasca - commandant des forces italiennes en Albanie - est remplacé début novembre par le général Ubaldo Soddu, lui-même remplacé par le général Ugo Cavallero fin décembre 1940.

     Cependant, le changement successif des généraux ne change en rien la situation catastrophique des forces italiennes en Albanie. Korçë, la plus grande ville d'Albanie du sud est prise par les Grecs le 13 novembre 1940, Pogradec et Argyrókastro  - ou les italiens subissent une véritable déroute - le 4 décembre 1940, Aghii Saranda le 6 décembre 1940, puis Himarë le 24 décembre 1940 et Kelcyre le 10 janvier 1941. Vers la mi-janvier 1941, les Grecs occupent à leur tour un quart du territoire albanais et visent maintenant à jeter les troupes italiennes à la mer. Pour renverser la situation, l’Italie lance le 9 mars 1941 une deuxième offensive à grande échelle que Mussolini supervise personnellement, mais qui échoue lamentablement et ce, malgré la supériorité numérique et en armement de l'armée italienne. Après à peine une semaine d’efforts infructueux, Mussolini met fin à cette offensive et quitte l’Albanie 12 jours plus tard mettant fin aux prétentions de l’Italie en Grèce et obligeant l'Allemagne à intervenir pour venir en aide à son allié.

     Le résultat global du succès militaire grec, fut l'immobilisation de 27 divisions italiennes en Albanie par 16 grecques et l'expansion des frontières grecques de 60 kilomètres en territoire albanais, un événement interprété comme la libération des territoires grecs en Epire du Nord. Dans le même temps, la flotte grecque s’est battue en mer pour harceler les transports italiens et protéger les rives de débarquements et de bombardements de l'ennemi. La flotte grecque a remporté des brillantes victoires contre les italiens, le sous-marin «Papanikolis» ayant acquis le statut d'un symbole. En outre, l'armée de l'air grecque, bien que insuffisamment équipée, a rejoint la bataille en prenant le dessus sur l'armée de l'air italienne bien supérieure.

     Les malheurs de Benito Mussolini en Albanie et leur impact sur le prestige de l’Axe, ne peuvent pas laisser Adolph Hitler indifférent. Toutefois,  Hitler n'a pas vraiment envie d'envahir la Grèce. Pour commencer, il n’a aucun motif pour accuser les grecs. Des accords commerciaux lient les deux pays et la Grèce est gouvernée par un dictateur germanophile, Ioannis Metaxas, militaire de carrière, formé en Allemagne. La mésaventure de son ami et allié Benito Mussolini l’oblige maintenant à détourner son attention – en principe focalisée vers l’URSS à l’est  –  au sud vers les Balkans, pour venir à son secours. Il interviendra, mais contre son gré. En effet, Hitler attribue, au moins partiellement, la défaite des forces de l'Europe centrale lors de la Première Guerre mondiale à leur engagement dans les Balkans. La suite des évenements prouvera qu il en avait raison. 

     La présence britannique en Grèce est ce qui préoccupe le plus le Führer. Elle constitue une menace pour les champs pétrolifères roumains nécessaires pour ses Panzerdivisionen et une épine sur son flanc droit dans ses projets d’attaquer l'Union soviétique. Il prépare donc toutes les solutions possibles: la diplomatie et la guerre. En novembre 1940, le chef de l'Abwehr, Wilhelm von Canaris, rencontre l'ambassadeur grec en Allemagne, l'amiral Argyropoulos, et lui propose la médiation allemande dans le conflit avec l'Italie. Berlin imposerait un cessez-le-feu et interposerait des troupes entre les belligérants, la Grèce garderait les territoires albanais conquis. En échange, Athènes s'engagerait à obliger les troupes britanniques stationnées en Grèce à évacuer le pays. La même proposition est faite par l'ambassadeur allemand à Athènes au ministre grec de l'intérieur. Dans les deux cas, les grecs ne répondent pas, étant loyaux à leurs alliés et pour ne pas donner l’impression aux britanniques qu’ils négocient avec l’adversaire derrière leur dos. Ils préfèrent que les propositions soient faites par la voie diplomatique officielle, afin de leur donner plus de poids.

     Hitler décide aussi en parallèle de préparer une intervention militaire. Dès le 12 novembre 1940, la Directive n° 18 planifie les opérations simultanées contre Gibraltar et la Grèce pour janvier 1941. En décembre 1940, les plans allemands sont modifiés lorsque Francisco Franco rejette l'idée d'une attaque espagnole contre Gibraltar. En conséquence, l'Allemagne se reporte uniquement sur la Grèce. Mais pour intervenir en Grèce, Hitler doit, au préalable, obtenir l'accord du roi Boris III de Bulgarie, ainsi que celui de l'Union soviétique qui considère la Bulgarie comme faisant partie de sa sphère d'influence. Le 12 novembre 1940, Hitler rencontre Molotov dans le but d'obtenir son accord, que celui-ci lui refuse. Le 18 novembre, c'est au tour du roi Boris d'être reçu pour évoquer l'éventualité d'une offensive germano-bulgare en Grèce. Conscient de l'attachement du peuple bulgare à la Russie, le roi Boris refuse la proposition d’Hitler de signer le pacte tripartite, préférant attendre la veille des opérations pour le faire.

     Le 28 novembre 1940, Hitler entame des pourparlers avec le ministre des affaires étrangères yougoslave. Il lui propose un débouché sur la mer Égée avec la ville de Thessalonique en prime, en échange de la signature d'un pacte de non-agression germano-italo-yougoslave. Le 13 décembre 1940, Hitler signe la Directive n° 20 qui fixe les modalités d'invasion de la Grèce («opération Marita»), cinq jours avant de signer l’«opération Barbarossa» (l’invasion de l’URSS). Le plan prévoit qu'en mars 1941, lorsque le temps sera plus favorable, les troupes allemandes envahiront la côte nord de la Mer Égée et, si nécessaire, le pays entier. En janvier 1941, des forces considérables - environ 23 divisions allemandes et 500 avions - sont massées en Roumanie, qui est déjà sous le contrôle de l’Allemagne. La Bulgarie rejoint l'Axe le 1er mars 1941.

     Du coté allié, alors que les troupes allemandes franchissent le Danube, 58.000 Britanniques, Australiens et Néo-Zélandais sont dépêchés de l’Afrique du nord vers la Grèce en mars 1941 lors de l'opération «Lustre», qui inclue la 6e division australienne,  la 2de division néo-zélandaise et la 1re brigade de blindés britannique, connues sous le nom de Force «W», car sous les ordres du général Henry Maitland Wilson. Malgré l'évidence croissante de l’invasion allemande au début du printemps 1941, les forces grecques et du Commonwealth sont cependant incapables d'établir un front cohérent à cause de désaccords entre leurs commandements respectifs.

     Pour entrer dans le nord la Grèce, les Allemands doivent franchir le massif de Rhodope, où seuls quelques cols et quelques vallées permettent le passage d'une armée. Deux routes sont possibles pour une invasion: une à l'ouest de Kyoustendil, le long de la frontière bulgaro-yougoslave; la seconde à travers la vallée de la rivière Strymon (Strouma), perpendiculairement à la frontière gréco-bulgare, vers le sud. Les routes montagneuses très escarpées du nord de la Grèce ne peuvent accueillir le passage des gros véhicules jusqu'à ce que les équipes du génie les élargissent. Seuls l'infanterie et les animaux peuvent avancer autrement qu'en empruntant les routes.

     Les fortifications grecques de la «ligne Metaxas» [1] sur le massif de Kerkini (Béles) le long de la frontière avec la Bulgarie sont très bien adaptées à ce terrain difficile, les quelques routes existantes étant couvertes par un système de défense. Le long de la frontière avec la Yougoslavie se dresse une autre chaîne montagneuse avec seulement deux défilés permettant le passage de troupes: un allant de Monastir à Florina, le second le long de la rivière Axios. En dehors de ces défilés, les Allemands seraient contraints de franchir de nombreuses montagnes barrant l'accès vers l'intérieur du pays. Plus à l'ouest, se dressent les monts du Pinde, s'étirant depuis l'Albanie jusque loin dans le territoire grec, alors que le massif d’Olympe et la chaîne des Thermopyles obstruent la partie est de la Grèce.

     Les Grecs souhaitent se battre sur la «ligne Metaxas». Ils espèrent ainsi tirer avantage de la difficulté naturelle du terrain et des fortifications mises en place, et protéger ainsi le port stratégique de Thessalonique. Cependant, afin d’éviter que les défilés ne deviennent des pièges pour ses propres troupes, le défenseur doit posséder suffisamment d'appui aérien, ce qui n’est pas le cas, les allemands disposant d’une supériorité aérienne écrasante. En fait, les grecs sous-estiment le fait que les troupes et les équipements disponibles ne sont pas vraiment adaptés au type de guerre moderne que mènent les allemands («Blitzkrieg»). De plus, ils n’ont pas tiré la leçon de la ligne Maginot (contournée et anéantie par une percée allemande sur les Ardennes belges), la ligne Metaxas étant également vulnérable à une attaque sur le flanc, menée depuis la vallée du Vardar en Yougoslavie. En dépit de ce précédent, confiant trop en ses bonnes relations avec la Yougoslavie, la Grèce laisse sa frontière avec la Yougoslavie largement dégarnie.

     Par contre, les Britanniques pensent qu'eux et les Grecs doivent immédiatement commencer à occuper la «ligne Aliakmon», qui s'étend de la ville d'Édessa en direction du sud-est jusqu'au delta de l’Axios. L'avantage de cette position est qu'elle économise de forces et qu'elle offre davantage de temps pour préparer les positions défensives. Néanmoins, cela implique également d'abandonner l’Epire du nord reprise aux Italiens presque tout le nord la Grèce, ce qui parait inacceptable aux yeux des Grecs à la fois pour des raisons politiques, mais aussi psychologiques. Papágos propose donc de continuer à occuper la ligne Metaxas et de ne pas retirer ses troupes d'Albanie. Cette décision fut erronée, car la Grèce n’avait pas la possibilité d’affronter simultanément les deux puissances de l’Axe sur des fronts géographiquement très éloignés l’un de l’autre, et  sera lourde de conséquences.

     Bien que les Britanniques réalisent pleinement à quel point la frontière grecque est faiblement défendue, ils laissent cependant les Grecs agir à leur guise. Ils acceptent les plans de la «ligne Metaxas» et l'accord est ratifié par Londres le 7 mars 1941. Les Britanniques ne déplacent toutefois pas leurs troupes plus au nord sur la «ligne Metaxas», car Wilson considère que ses troupes sont trop peu nombreuses pour tenir un front si étendu. À la place, il dispose ses hommes, comme prévu, le long de la «ligne Aliakmon», dans un souci de garder le contact avec la première armée grecque située en Albanie et de mieux contrer l'accès des Allemands au centre de la Grèce.   

     A la lumière de la leçon tirée de l’échec italien en Albanie, Adolphe Hitler n’a pas voulu prendre des risques à l’égard des grecs. Les forces allemandes amassées en Bulgarie contre un pays d’à peine 7 millions d’habitants sont disproportionnellement nombreuses et puissantes. Elles incluent: deux armées (2ème et 12ème), le 1er Groupe Panzer, deux divisions Waffen SS (la 1ère «Leibstandarte Adolphe Hitler» [2] et la 2ème «Das Reich») [3], plusieurs unités spéciales pour la guerre de montagne (Gebirgsjäger) et leurs réserves, soutenues par une artillerie lourde écrasante.

     Le plan d'attaque allemand est influencé par l'expérience de la bataille de France. Il repose sur l'hypothèse qu'après le conflit gréco-italien, les Grecs manquent d'hommes pour défendre leurs frontières avec la Yougoslavie et la Bulgarie. Engager les divisions blindées directement vers les points les plus faibles de la défense devrait apporter la liberté de manœuvre nécessaire pour s'enfoncer loin dans le territoire ennemi, davantage qu'en envoyant d'abord l'infanterie pour forcer l'accès aux défilés. Après avoir percé le système défensif du sud de la Yougoslavie, la ligne Metaxas se retrouverait débordée par les troupes allemandes entrant en Grèce depuis la Yougoslavie. La prise de Monastir et de la vallée de l'Axios se révèle donc essentielle dans la réalisation de cette stratégie.

     Le commandement de la 12ème armée allemande chargée de percer la «ligne Metaxas» aux monts de Rhodope est confié au maréchal Wilhelm von List, un Souabe montagnard expérimenté. Il bénéficie d’un appui aérien de plus de 500 avions, dont les redoutables Stuka [4].

     La «ligne Metaxas» est défendue par la Section de Macédoine Orientale (en grec: Tμήμα Στρατıάς Ανατολικής Μακεδονίας ou TΣAM), dirigée par le général Konstantinos Bakópoulos et composée de 7e, 14e et 17e divisions d'infanterie, toutes manquant d’effectifs et sous-équipées. Les fortifications courent sur environ 170 km depuis la rivière Nestos à l'est, avant de longer la frontière gréco-bulgare jusqu'au mont de Kerkini près de la frontière gréco-yougoslave à l’ouest. Les lignes défensives sont étendues et minces en conséquence de la mobilisation grecque sur le front d’Albanie. De plus, la TΣAM n'est que très peu équipée en défenses anti-char et anti-aériennes et manque totalement d’appui aérien. Les réserves pour stopper des éventuelles percées de l’ennemi et mener des contre-attaques sont inexistantes. Les 19e, 12e et 20e divisions de l'armée de Macédoine Centrale (TSKM), placées plus à l’ouest, manquent aussi d'hommes et d'équipement et seront occupées par l’offensive allemande menée via le sol yougoslave.

     Le 6 avril à 5h30, le prince Erbach ambassadeur allemand à Athènes, remet une note au Premier ministre Alexandre Korizis. L'Allemagne annonce que la Grèce a violé la neutralité à laquelle elle était tenue et que, par conséquent, les troupes allemandes sont entrées en territoire grec. En fait, les troupes allemandes de la 12e armée entrent en Grèce le 6 avril 1941 à 5h15, avant l'annonce de l'attaque par l'ambassadeur du Reich.

     Le même jour, l’Allemagne lance simultanément une offensive aérienne et terrestre contre la Yougoslavie. Désorganisée et divisée l’armée yougoslave est rapidement débordée et mise en déroute. Des unités n’ayant pas achevé leur mobilisation sont surprises dans leurs casernes et d’autres ne se battent pas, voire rejoignent l’ennemi (croates et bosniaques). Belgrade fut prise le 13 avril 1941, les combats s'arrêtèrent le 16 et la Yougoslavie capitula officiellement le 17 avril 1941. La Yougoslavie du sud (Vardarska) accueilli les allemands et les bulgares comme des libérateurs. La famille royale serbe dut prendre la fuite.

     Mais les choses se passent différemment pour la Wehrmacht dans le cas de la Grèce. Tandis que les chasseurs alpins ("Gebirgsjäger") avancent péniblement sur les crêtes du mont Kerkini, l'offensive frontale par des troupes motorisées et des Panzer contre la «ligne Metaxas» rencontre une féroce résistance qui empêche leur avance. Un rapport allemand établi au soir du premier jour mentionne que les forces allemandes sont repoussées au col de Roupel, malgré l'intense soutien aérien et qu'elles subissent d’importantes pertes. L'historien Christopher Buckley écrit: «les lourds assauts contre la Ligne Metaxas furent repoussés avec l'énergie du désespoir… Les défenseurs furent attaqués par vagues par l'infanterie, bombardés par les Stukas, pilonnés par l'artillerie lourde ou légère… Les forces d'assaut équipées de lance-flammes, de grenades et de charges explosives prirent le dessus dans les combats rapprochés».

     Après la 1ère journée de combat, seulement deux des vingt-quatre forts composants de la «ligne Metaxas» tombent entre les mains allemandes avant d'être détruits. Le 7 avril, l'offensive sur les forts de la «ligne Metaxas» se poursuit. L'armée allemande a recours aux gaz asphyxiants pour prendre trois nouveaux forts, mais la ligne ne cède à aucun point.

     Pour sortir de l’impasse le maréchal Wilhelm von List tente de contourner la «ligne Metaxas» par l’ouest. Il modifie la direction d’assaut de la 2de Division Panzer et, en prenant de routes sinueuses montagneuses, franchit la frontière gréco-yougoslave sans rencontrer aucune résistance de la part de l’armée yougoslave et déborde la 19e division d'infanterie grecque stationnée au sud du lac Dojran. Malgré la résistance désespérée grecque, un détachement de blindés allemands entre dans Thessalonique le matin du 9 avril 1941. L'accord la capitulation de Thessalonique est signé à 14h00 et les combats cessent à 16h00. Des messagers allemands se présentent alors aux divers forts de la «ligne Metaxas» qui continuent à résister. Ils annoncent la capitulation de Thessalonique et demandent leur reddition. Certains répondent que les forts ne sont pas faits pour se rendre mais pour être pris (le commandant du fort Roupel), d'autres acceptent uniquement un cessez-le-feu, puis ils capitulent.

     L’héroïque résistance grecque reçut un hommage de la part des allemands et du reste du monde. Le maréchal de champ Siegmund Wilhelm von List, commandant des forces allemandes face à la ligne Metaxas, a rendu cette ordonnance le 10 avril 1941: "Les grecs ont défendu leur patrie vaillamment jusqu'à la fin...les forces allemandes doivent traiter les grecs avec respect...les soldats grecs ne seront pas faits de prisonniers». Le maréchal Wilhelm von Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes, a dit au cours du procès de Nuremberg: «L'incroyable résistance des Grecs retarda d'un ou deux mois vitaux l'offensive allemande contre la Russie; sans ce retard, l'issue de la guerre aurait été différente sur le front de l'est et pour la guerre en général» [5]. Adolf Hitler dans un discours au Reichstag le 05.04.1941 a déclaré: «Il doit être dit, pour le respect de la vérité historique, que parmi tous nos opposants, seuls les Grecs se sont battus avec autant de courage et de défiance envers la mort» [6]. L'historien John Keegan écrivit : «la campagne de Grèce avait été une guerre de gentlemen, avec de l'honneur donné et accepté de la part de chaque adversaire». Winston Churchill exprima: «Nous ne dirons pas que les Grecs combattent tels des héros, mais que les héros combattent tels des Grecs». Franklin Roosevelt ajouta: «Tous les peuples libres sont très impressionnés par le courage et la ténacité de la nation grecque… qui se défend elle-même si vaillamment». Pour la France libre du Général De Gaulle, le paradigme grec est à la fois un exemple et une leçon. Joseph Staline, dans une lettre ouverte lue sur les ondes de Radio Moscou, confessa que «le peuple russe sera éternellement reconnaissant envers les Grecs pour avoir retardé l'armée allemande ainsi longtemps pour que l'hiver s'installe, et de ce fait nous donnant le temps précieux dont nous avions besoin pour nous préparer. Nous n'oublierons jamais…». Le maréchal Georgui Joukov ajouta: "Si le peuple russe a réussi à résister aux portes de Moscou et à stopper l'envahisseur allemand, il le doit au peuple grec qui a retardé les Divisions allemandes pendant le temps qu'elles pourraient nous amener à genoux...(Gueorgui Konstantinovitch Joukov, maréchal de l'armée soviétique, citation de ses mémoires de la guerre).

 

Dr. Angel ANGELIDIS

ex Conseiller au Parlement Européen

chargé des Affaires Agro-alimentaires et Forestières

Bruxelles, décembre 2012

 


[1] La Ligne Metaxas – Metaxas Linie (Grammi Metaxa) est une ligne de fortifications construite avant la Seconde Guerre mondiale le long de la frontière gréco-bulgare dans le but de protéger la Grèce d’une éventuelle invasion bulgare. Elle tire son nom de Ioánnis Metaxás, alors dirigeant de la Grèce, et consiste principalement en une succession de tunnels qui débouchent sur des postes d’observation et/ou des nids de mitrailleuses. Les constructions étaient si robustes qu’elles sont toujours en place, certaines étant encore en service et d’autres convertis en monuments ouverts au public. Les plans de la ligne Metaxas furent dressés en 1935 (inspirés de ceux de la ligne Maginot en France) et les travaux commencèrent au mont de Kerkini en 1936. À l’origine, la ligne devait aller jusqu’à Ormenion (à l’extrême nord-est du pays, frontière Grèce-Bulgarie-Turquie), mais lorsque la guerre éclate, elle n’atteint que la ville de Komotiní et ne fait que 155 km de long. La ligne Metaxas consiste en 22 groupes de fortifications dont la plus grande est la forteresse de Roupel ("Die Sperrfestung Roupel"), qui couvre 6,1 des 155 km de la ligne et culmine à une hauteur de 322 mètres. L’éclairage était à l’origine fourni par des lampes à huile, bien que des générateurs fussent également installés. Des conduites ravitaillaient l’ensemble en eau. La construction dura quatre ans pour un coût total à l’époque de 100.400.000 Drachmes.

[2] La 1.SS Panzer-Division «Leibstandarte Adolf Hitler», (littéralement: «Division garde du corps d’Adolf Hitler»), abrégée LSSAH, était une unité des Waffen-SS. Elle tint le double rôle d’unité de protection du Führer et de formation de combat. À ce titre, elle fut présente sur tous les théâtres d’opérations, à l’exception de l’Afrique du Nord. La LSSAH est officiellement fondée le 17.03.1933 par l’officier SS Josef «Sepp» Dietrich, garde du corps personnel d’Adolf Hitler, sous le nom de SS-Stabswache Berlin. La Leibstandarte se développa à fur et à mesure de la croissance de la Waffen SS jusqu'à devenir une Panzerdivision, et reçut sa désignation finale le 22.10.1943. Un détachement de la LSSAH était en permanence avec Hitler et assurait sa sécurité. Connue pour s'être illustrée à de nombreuses reprises sur le plan militaire, la division l'est également pour sa brutalité, ses nombreuses exactions et crimes de guerre. En particulier, son nom reste associé au massacre de Baugnez-Malmedy dans les Ardennes belges (décembre de 1944). À la suite des opérations Konrad et Frühlingserwachen en mars de 1945 en Hongrie vouées à l'échec, la division connait une crise de morale, en conséquence de laquelle Hitler, informé, ordonne de retirer son nom des brassards que portent les hommes de cette unité prestigieuse. En avril de 1945, ayant perdu ce qui lui restait de potentiel offensif à Wiener Neustadt, la LSSAH prit la fuite vers l’Ouest pour ne pas tomber aux mains des Soviétiques qui risquaient de lui faire payer chèrement les exactions dont elle s’était rendue coupable sur le front russe. Elle mena encore quelques combats défensifs avant de se rendre en avril 1945 à l’armée américaine à Steyr.

[3] La 2e division SS «Das Reich» est l'une des 38 divisions des Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale composée de Waffen-SS volontaires et de Volksdeutsche, notamment d’Alsaciens. La division, formée en 1939, prend part en 1941 à l'invasion des Balkans, puis de l'URSS. En novembre 1942 elle contribue à l'assaut sur le port de Toulon. Renvoyée sur le front de l'est au début 1943, elle participe activement à la reprise de Kharkov, puis à la Bataille de Koursk et aux opérations en Ukraine (Kiev, Jytomir). En juin 1944, elle combat en Normandie notamment lors de la contre-attaque de Mortain et sort très éprouvée de la poche de Falaise et de la retraite qui en suit (août 1944). Fin 1944, la division repart au front et participe à la Bataille des Ardennes. Enfin, elle retrouve le front de l'est en 1945 où elle participe à une tentative de lever le siège de Budapest ("opération Konrad"). Après divers combats défensifs, les restes de la division se rendent aux Américains en 1945. Connue pour sa valeur combative, la division l'est également pour sa brutalité, ses nombreuses exactions et crimes de guerre en Europe de l'est et en France. En France, son nom reste notamment associé au massacre de Tulle et au massacre d'Oradour-sur-Glane (juin de 1944).

[4] Stuka est l'abréviation du mot allemand «Sturzkampfflugzeug» - composé de trois mots: Sturz (chute), Kampf (combat) et Flugzeug (avion) - soit en français «avion de combat en piqué», spécification portant sur un avion capable de plonger presque à la verticale sur un objectif fortement défendu, sans dévier de sa route. Elle désigne l'ensemble des appareils allemands ayant été utilisés à des fins d'appui-sol rapproché et bombardement en piqué, que ce soit au sein des Stukageschwadern («escadres de bombardement en piqué») ou au sein d'autres unités de la Luftwaffe. L'apparition du bombardier en piqué JU 87, et surtout son utilisation, permit la concrétisation de cette tactique. Cela fût la meilleure façon de placer une bombe au but, comme d'éviter l'interception par la chasse adverse ou la DCA (défense contre aviation). En effet, avant l'invention des Stuka, la seule possibilité d'attaquer un objectif bien précis était de s'approcher en vol horizontal à basse altitude, donc à s'exposer dangereusement aux tirs de la DCA. Outre l’avantage d’une atteinte précise des objectifs militaires, le Stuka avait un effet désastreux sur la morale des troupes au sol de l’adversaire en déclenchant sa sirène au moment de l’attaque en piqué. Cependant, l'attaque en piqué soumettait pilote et appareil à des phénomènes physiques à la limite du supportable. Les Stuka furent, avec les Panzer, des armes qui ont rendu possible le "Blitzkrieg" (la guerre éclair). Ils se sont distingués dans les campagnes de Pologne, de France, des Balkans…Parmi les bombardiers allemands destinés au rôle de Stuka, on distingue le  Henschel Hs 123 (qui a servi en tant que Stuka de 1936 à 1940), le Junkers Ju 87 (qui a servi en tant que Stuka de 1937 à la fin de 1943) et le Junkers Ju 88 (qui a servi en tant que Stuka de 1939 à 1945). A la fin, il y eu le Henschel Hs 132, prototype capturé en 1945 avant son premier vol.

[5] L'invasion allemande de la Grèce a  a retardé l’opération «Barbarossa» d'au moins six semaines. Hitler planifia l'invasion pour le 15 mai 1941, mais elle ne put avoir lieu , mais elle ne put avoir lieu avant le 22 juin 1941. Ce retard se révéla fatal, car le dur hiver russe a empêché  les forces de l'Axe de s’emparer de Moscou fin 1941. La bataille de Moscou (en russe: Битва под Москвой, Bitva pod Moskvoï; en allemand: Schlacht um Moskau), désigne les combats pour le contrôle de la ville de Moscou et de sa proximité entre octobre 1941 et janvier 1942. Elle comprend l'offensive allemande appelée «opération Typhon», conduite par le groupe d'armées du centre sous le commandement du général Von Bock, ainsi que la défense puis la contre-attaque soviétique qui suivit. Elle est considérée avec la Bataille de Stalingrad comme un des affrontements stratégiques sur le Front de l'Est. Le «Général Hiver» est en avance et dès le 23 novembre 1941, les températures chutent à -30 °C. L'armée allemande est à bout de souffle et toutes les unités se battent, il n'y a aucune réserve. Le jour ne dure que six heures et l'une des préoccupations principales des soldats allemands est de trouver un refuge pour passer la nuit. Le thermomètre descend à -50 °C. Les culasses des armes refusent de s'ouvrir car la graisse a gelé. Les véhicules doivent être constamment réchauffés à l'aide de grands feux de bois. Les soldats allemands manquent de vêtements d'hiver et continuent le combat avec les mêmes vêtements que pendant l'été. Cent trente mille cas de gelures seront rapportés chez les soldats allemands. L'offensive allemande sur Moscou fut enrayée par l’hiver et la résistance russe. Le 05.12.1941, sous des températures oscillant de -20 à -50 °C, les Russes lancent une vaste contre-offensive visant à rejeter la Wehrmacht sur ses positions à Orel, Viazma et Vitebsk manquant de peu d’anéantir trois armées allemandes dans l'opération.

[6] (cf. http://www.hitler.org/speeches/05-04-41.html). A l’issue de l’opération, Adolf Hitler ordonna qu'aucun Grec ne devrait être fait prisonnier et que ceux qui l'étaient devaient être relâchés sur le champ par respect pour leur bravoure.

                                                                           


                                                                    

ANNEXE

Forces allemandes engagées dans la bataille de Grèce

 

Réserves directement commandées par l'O.K.H

* 4e Panzer "Generalmajor Willibald Freiherr Von Langerman und Erlenkamp"

* 12e Panzer "Generalmajor Josef Harpe"

* 19e Panzer "Generalmajor Otto von Knobelsdorff"

* 100e Division Légère "Generalleutnant Werner Sanne"

* 101 Division Légère "Generalleutnant Erich Marcks"

 

2e Armée "Generaloberst Maximilian Reichsfreiherr Von Weichs zu Glon"

* 49e Corps Alpin "General der Gebirgstruppen Ludwig Kübler

* 1er Division Alpine "Generalmajor Hubert Lanz"

* 51e Corps d'Armée "General Hans - Wolfgang Reinhardt"

* 132e Division d'Infanterie "Generalleutnant Rudolph Sintzenisch"

* 183e Division d'Infanterie "Generalleutnant Benignus Dippold"

* 46e Corps d'Armée Motorisé "General der Panzertruppen Heinrich von Vietinghoff Gennant Scheel"

* 8e Panzer "Generalmajor Erich Brandenberger"

* 14e Panzer "Generalmajor Friedrich Kühn"

* 16e Division d'Infanterie Motorisée "Generalmajor Siegfried Heinrici"

Réserves de la 2e armée

* 52e Corps d'Armée "General Kurt von Briesen"

* 169e Division d'Infanterie "Generalmajor Kurt Diettmar"

* 197e Division d'Infanterie "Generalleutnant Hermann Meyer - Rabingen"

* 125e Division d'Infanterie "Generalleutnant Willi Schneckenburger"

 

12e Armée "Generalfeldmarschall Wilhelm von List" [1]

* 40e Corps d'Armée Motorisé "Generalleutnant Georg Stumme"

* 9e Panzer "Generalmajor Alfred Ritter von Hubicki"

* 1er Division SS Leibstandarte Adolf Hitler "SS Obergruppenführer Josef Dietrich"

* 73e Division d'Infanterie "Generalmajor Bruno Bieler"

* 18e Corps Alpin "General der Gebirgstruppen Franz Böhme"

* 2e Panzer "Generallleutnant Rudolf Veiel"

* 5e Division Alpine  "Generalleutnant Julius Ringel"

* 6e Division d'Infanterie "Generalleutnant Ferdinand Schörner"

* 72e Division d'Infanterie "Generalleutnant Franz Mattenklott"

* 125e Regiment d'Infanterie

* 30e Corps d'Armée "General der Artillerie Otto Hartmann"

* 50e Division d'Ifanterie "Generallleutnant Karl - Adolf Hollidt"

* 164e Division d'Infanterie "Generalmajor Johannes Folttmann"

Réserves de la 12e Armée

* 50e Corps d'Armée "General der Kavallerie Georg Lindemann"

* 46e Division d'Ifanterie "Generalmajor Karl Kriebel"

* 16e Panzer "Generalmajor Hans - Valentin Hube"

 

 1er Groupe Panzer "Generaloberst Paul Ludwig Ewald von Kleist"» [2]

* 14e Corps d'Armée Motorisé "Generalleutnant Gustav von Wieterscheim"

* 5e Panzer "Generalleutnant Gustav Fehn"

* 11e Panzer "Generalleutnant Ludwig Crüwell"

* 4e Division Alpine "Generalleutnant Karl Eglseer"

* 294e Division d'Infanterie "Generalleutnant Otto Gabke"

* 41e Corps d'Armée Motorisé "Generalleutnant Georg - Hans Reinhardt"

* 2e Division SS Das Reich "SS Gruppenführer Paul Hausser"

* Régiment d'Infanterie Motorisé Grossdeutschland "Oberst Wilhelm - Hunold von Stockhausen"

* 11e Corps d'Armée "General Joachim Kortzfleisch"

* 60e Division d'Infanterie Motorisée "Generalmajor Friedrich - Georg Eberhardt"

* 76e Division d'Infanterie "Generalleutnant Maximilian de Angelis"

* 198e Division d'Infanterie "Generalmajor Otto Röttig"

 


[1] Siegmund Wilhelm von List, né le 14 mai 1880 à Oberkirchberg  près de Ulm et mort le 16 août 1971 à Garmisch-Partenkirchen. En 1939, il commande la 14e armée allemande en Pologne après quoi il est promu Generalfeldmarschall. De 1939 à 1941, il commande la 12e armée en France et en Grèce. En 1941, il est commandant en chef du Sud-Est. En juillet 1942, il devient commandant en chef du groupe d'armées A, un nouveau groupe d'armée issu d'une scission du groupe d'armées Sud, lors de l'offensive allemande d'été sur le front de l'Est nommée «opération Fall Blau». Ses ordres sont alors de prendre Rostov et d'avancer dans le Caucase jusqu'à Bakou pour prendre cette région riche en pétrole. Les forces allemandes progressent pendant deux mois, atteignant presque Grozny, 650 km au delà de Rostov. Cependant, à la fin du mois d'août 1942, leur progression est arrêtée, principalement à cause du manque de carburant et de munitions. La résistance soviétique s'était également considérablement durcie et la situation empira avec le transfert à la mi-août de la plupart des unités de combat de la Luftwaffe au nord, pour soutenir l'offensive de la VIe armée sur Stalingrad. Hitler est irrité par ce qu'il considère comme une perte d'élan et, lorsque List propose de déplacer certaines unités pour former une zone moins avancée du front, le 9 septembre 1942, Hitler le relève de son commandement et prend lui-même le commandement du groupe d'armée A. List passe le reste de la guerre chez lui et ne reviendra jamais au service actif. Il est capturé par les Alliés après la guerre et est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité lors du procès de Nuremberg. Il est condamné à la prison à vie en février 1948. Il est libéré de la prison de Landsberg en décembre 1952 à cause de problèmes de santé et vivra ensuite jusqu'à sa mort survenue en 1971 à Garmisch-Partenkirchen.

[2] Paul Ludwig Ewald von Kleist (8 août 1881, Braunfels an der Lahn – Vladimir, USSR, ca, 13 novembre 1954. Lors de l’invasion de la Pologne, il commande le XXII. Armee-Korps (mot.). Le 5 mars 1940, celui devient le Panzergruppe von Kleist, (composé des XIX.Armee-Korps (mot.) (Guderian) et XLI.Armee-Korps (mot.) (Georg-Hans Reinhardt)), groupe avec lequel il traverse les Ardennes, franchit la Meuse et atteint la Manche en seulement 11 jours. Le 16 novembre 1940, son unité est renommée Panzergruppe 1, et c'est toujours à sa tête que von Kleist participe à l’invasion de la Yougoslavie et de la Grèce en avril 1941. Avec la même unité, il prend part à l’opération Barbarossa à partir de juin 1941, sa formation étant intégrée au groupe d'armées Sud. Celle-ci est définitivement renommée 1.Panzer-Armee le 25 octobre 1941. En 1942, dans le cadre de l'«opération Fall Blau», la 1.Panzer-Armee qu'il commande envahit le Caucase afin de s’emparer de puits de pétrole importants dans la région, Maïkop tombant ainsi aux mains de son unité, mais il est arrêté devant Grozny. Le 22 novembre 1942, en pleine contre-offensive soviétique, il reçoit le commandement du groupe d'armées A. Il est promu au rang de Generalfeldmarschall le 1er février 1943. Il est parmi les défenseurs de l’«opération Zitadelle». On le relève de ses fonctions en mars 1944, après qu'il eut ordonné à la 8e armée de se replier alors qu’elle était menacée de destruction par les Soviétiques, en violation directe des ordres d’Hitler. Von Kleist est capturé par les troupes américaines en 1945. En 1946, il est envoyé en Yougoslavie communiste pour faire face à des allégations de crimes de guerre. En 1948, il est extradé en Union soviétique où on le condamne à dix ans de prison, en 1952, pour crimes de guerre. Il meurt en captivité à la prison de Vladimir en 1954. Il fut le plus haut gradé allemand à mourir en captivité en Union soviétique.

 


 

Band and cannons under review by Mussolini in preparation for Greek invasion.
Greek soldiers fight the Axis Italian Fascist invasion in the mountains of Albania during the Greco-Italian War, which lasted from 28 October 1940 to 23 April 1941. The soldiers prepare to fire a 65mm mountain gun while the artillery target officer on the right calculates the trajectory. The Greco-Italian War marked the beginning of the Balkan Campaign and the initial Greek counter-offensive was the first successful Allied land campaign against the Axis forces in the war. Korytsa (Korçë), Albania. November 1940.
At the time of the Italian invasion, the Greeks had a total of 4,852 machine guns. Almost half of them were of the antiquated St. Etienne Mle 1907 type that was designed by the national arsenal at Saint Étienne (MAS) in 1907. It was a fairly complex design (with 64 parts) that had been gradually taken away from the French front lines towards the end of the First World War, in favour of the simpler and more reliable Hotchkiss Mle 1914 (also in the Greek arsenal in 1940). Although obsolescent, it was not disliked by the Greeks, who found it sufficiently effective during the Italian invasion.
The women of the Pindos mountains clearing the snow and bringing desperately needed supplies to the front under gruelling winter conditions and above 2 km altitude.
Greek troops during the spring offensive, Klisura (Këlcyrë), March 1941.
Benito Mussolini in the begining of the Greek-italian war.
The Greeks of Northern Epirus (Southern Albania) declare their independence (1914).
Captured by Greeks, Italian Fiat-Ansaldo M13/40 Medium Tank of the Centauro division in the Battle of Klisura (Këlcyrë).
Italian POWs accompanied by armed Greek Gendarmerie guards following the aborted Italian counter-offensive in March 1941, Tepeleni (Tepelenë).
Belvedere, Вена. Болгарский министр-председатель Богдан Филов (Bogdan Filov) подписывает Тристранный пакт (Tripartite Pact). Дата 1 марта 1941 года. Источник Nationaal Archief (The Netherlands). Идентификационный код Spaarnestad Photo/SFA022804143.
Болгария. Переход немецких войск через территорию Болгарии. Генерал-полковник Фердинанд Шернер. Дата март 1941. Источник Deutsches Bundesarchiv (German Federal Archive). Идентификационный код Bild 183-L22898.
La capitulation de l'armée Yougoslave (15.04.1941). L infanterie dépose les armes.
Bulgarian Tzar Boris III and Adolf Hitler.
La capitulation de l'armée Yougoslave (15.04.1941). La reddition d'officiers serbes.
Les forces allemandes contournent la ligne Metaxas par la frontière bulgaro-yougoslave et pénètrent au territoire grec par la frontière gréco-yougoslave, l’armée yougoslave n’ayant offert aucune résistance.
Le mont Kerkini (Beles).
Metaxas line.
Car des fortifications de la ligne Metaxas près de Roupel.
German artillery shelling the Metaxas Line.
Men of the Leibstandarde SS-Adolf Hitler, observe a Stuka attack on the Greek fortresses
Stuka attacking Roupel fortification.
Chars allemands préparant une offensive frontale contre les fortifications de la ligne Metaxas.
A German tank in flames, after a direct hit from the Greek artillery.
Mountain jager of a German Mountain Division cross the Greek-Bulgarian border.
Roupel.
Mitrailleuse allemande tirant contre les positions grecques du fort Roupel.
Stuka attaquant les fortifications de la ligne Metaxas.
L’héroïque résistance des défenseurs des fortifications de la ligne Metaxas.
Greek Sergeant Major, armed with the M1928 Thompson sub-machine gun, a weapon perfect for close encounters.
Les défenseurs grecs tirent sur l'ennemi.
Le drapeau de la fortification Roupel après la bataille.
Roupel after the battle.
The last stand of the Rupesko Fortress of the Metaxas line. When the Germans entered the bunker, they found its defenders all killed.
A temporary German war cemetery before the Roupel Fortress.
Pillbox P8 in Rodopolis was defended by the sergeant Dimitrios Itsios with 2 other soldiers,the machine gun was old from WWI with 38.000 rounds His mission is to delay the Germans to give time for the Greeks to relocate in another defence position,it's a deadly mission.The 6th German Division under the command of General F.Shörner attacks,those 3 Greeks know that they are condemned to die but they don't give up.Sergeant says to other 2 to go so they can live to fight another day, but the 2 soldiers refused,they said they won't leave him alone to fight.They keep fighting for hours killing every German soldier who tries to approach them,dozens of bodies are around the pillbox,the Germans insist, but the Greeks fight like Spartans in Thermopylae.They have no food or water,no communication,no hope.Only faith to God and the sense of Duty to defend motherland! The ammo's are out,the machine gun stops,the Germans wait silently,the door of the pillbox opens and 3 soldiers come out,the fight is over and the Germans approach. The German commander (General Schörner) asks for the remaining troops,the Greeks answer: We are ; who is your Commander here? I am, says sergeant Itsios, There is no officer? No,just me. Do you know that because of you I lost a lieutenant colonel and 232 soldiers? Sorry General, but I did my duty, I am defending my country.The General sets a squad,orders to present arms to those 3 Greeks,salutes them and releases the 2 soldiers,then gives the order to shoot the sergeant because he embarrassed him! Then the Germans got photographed with the corpse of their victim - a cool assassination act although he was protected by the international convention for prisoners of war - considered to be a trophy for his bravery. Above is the last photo of Dimitrios Itsios.
Pillbox P8 in Rodopolis defended by the sergeant Dimitrios Itsios. He eliminated more German soldiers than the whole Yougoslav army during the Balkans campaign of Wehrmacht.
The German Officer commissioned to accept the surrender of the Roupel fortress after the entrance of the German troops in Thessaloniki and the capitulation of the 2nd Greek army, congratulated its commander and expressed his admiration for the heroic resistance of the defenders.
Service religieux à la mémoire des combattants grecs morts pour la patrie.
Fortification Roupel: monument aux morts pour la patrie.
Les directions de l'offensive allemande contre la ligne Metaxas. On note la pénétration des forces allemandes et le débordement des positions grecques par la frontière gréco-yougoslave non défendue suite la déroute de la Yougoslavie.
Les Panzer allemands sur l’avenue Nikis, devant la Tour Blanche de Thessaloniki.
Habitants de la région yougoslave de Vardarska posent avec des officiers allemands, auxquels ils souhaitent la bienvenue, à Skopje, le 17.4.1941. Sur l'affiche à gauche on lit "Un peuple, un Roi, un État". En effet, le projet bulgare était de s'approprier de l'ensemble du territoire macédonien et de le placer sous la tutelle bulgare. Cependant, Hitler n'a pas accédé à leur demande, ce qui a donné lieu à une grande déception de ses alliés bulgares,

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Artillery and air strikes on the Metaxas line in Greece,1941.

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Commentaires

02.02 | 10:40

Texte très bien pensé et structuré. Félicitations.

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07.02 | 23:01
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01.02 | 17:53
09.01 | 18:37
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